Un
bon investissement est un investissement économiquement viable. Dans
ces conditions, avant toute autre approche, l'épargnant doit se poser
deux questions préalables à toute autre:
Le bien est-il rentable, a-t-il un avenir économique ?
Pourra-t-il
être revendu dans de bonnes conditions ? Seul un bien rentable peut
être revendu avec une perspective de plus-value.
Le régime du bien est-il simple ?
L'avantage fiscal est-il soumis à plusieurs conditions ?
Certains
investissements supposent que l'épargnant participe à un schéma
juridique plus ou moins compliqué. Au plan juridique notamment, il doit
s'inquiéter de la manière dont sera réglée la question de sa
responsabilité si la gestion du bien génère des pertes importantes.
Cette préoccupation est à rattacher à l'étude préalable de
l'investissement et particulièrement à sa rentabilité.
* Le régime du bien est-il compatible avec le statut professionnel de l'épargnant ?
Beaucoup
d'investissements fiscalement avantageux reposent sur l'imputation d'un
déficit dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux sur
le revenu global de l'épargnant. Dans certains cas, l'intéressé
acquiert le statut de commerçant nécessitant une inscription
obligatoire au registre du commerce et des sociétés. Tout comme les
fonctionnaires, certaines professions libérales ne peuvent en aucun cas
avoir la qualité de commerçant.
Des
montages permettent de contourner le problème en interposant une
société de personnes entre l'épargnant et la gestion du bien (
E.U.R.L., S.A.R.L. (optant pour le régime des S.A.R.L. de famille.
* L'épargnant dit-il participer à un montage juridique complexe ?
Ces
deux questions sont particulièrement importantes. Plus le texte fiscal
fixe de conditions et plus celles-ci sont compliquées, plus
l'investisseur aura généralement de mal à les satisfaire. Or
l'administration est là pour contrôler ultérieurement le respect de ces
conditions.
La gestion du
bien peut nécessiter la tenue de documents particuliers. C'est par
exemple le cas en matière de location meublée. L'épargnant doit être
conscient de la charge que peut représenter la tenue de documents
comptables.
* Le sous acquéreur peut-il également bénéficier de l'avantage fiscal?
L'avantage
fiscal est souvent la motivation essentielle de l'acquéreur.
Pourra-t-il se servir de cet avantage pour revendre ultérieurement son
bien ?