L'investisseur ou le propriétaire ne peut pas occuper le bien personnellement, ni le louer meublé.
Il doit s'engager à louer son bien pour une durée minimale de 3 ans.
Cette location doit être effective et permanente pendant la période de l'engagement.
Il doit respecter l'article 31 du C.G.I concernant la nature des travaux qu'il est possible de réaliser.
La qualification de la nature des travaux s'avère souvent délicate.
En
résumé, sont déductibles des revenus fonciers tous travaux qui
n'entraînent aucune modification du gros-œuvre (toiture, façades).
On peut mettre en évidence plusieurs cas:
Éléments concernés :
Les
travaux d'entretien et de réparation sont entièrement déductibles des
revenus fonciers. Il s'agit de tous les travaux ayant pour objet de
maintenir ou de remettre l'immeuble en bon état et d'en permettre un
usage normal sans en modifier la consistance, l'agencement ou
l'équipement initial.
La
remise en état du gros-œuvre : toitures, façades et peintures,
réparation des planchers, parquets, escaliers, cheminées La
réfection totale d'une installation électrique pour la rendre conforme
aux normes de sécurité
La réfection totale d'une évacuation des eaux usées
Les dépenses liées au traitement des bois contre les parasites
Les frais de diagnostic et de recherche d'amiante.
Le remplacement d'un ascenseur.
A
noter que si les travaux d'entretien et de réparation déductibles
effectués sur l'immeuble loué ont été réalisés par ses salariés, il est
possible de déduire le montant des salaires versés pour leur exécution
(charges sociales comprises). Les dépenses doivent être justifiées par
les factures des matériaux et les reçus des cotisations établis par l’
U.R.S.S.A.F.
Il faut également justifier l'adresse de réalisation des travaux.
Les travaux d'amélioration qui correspondent à :
L'installation
du chauffage central, du tout-à-l'égout, d'une salle d'eau, de
toilettes, du téléphone, d'une antenne collective de télévision, d'une
rampe d'accès.
L'installation d'un dispositif de sécurité contre le cambriolage.
L'agrandissement des fenêtres, la pose de volets.
Le déplacement de moindre importance de cloisons intérieures.
L'enlèvement, la fixation et l'encoffre ment de matériaux contenant de l'amiante.
Les travaux subventionnés par l’ A.N.A.H.(Agence Nationale pour l'amélioration de l'habitat).
Les revêtements de sols, la plomberie, l'électricité, la peinture.
L'installation
d'un ascenseur ou la mise aux normes de sécurité d'un ascenseur
existant (portes automatiques, installation de procédés d'arrêt à
l'étage en cas de panne) déductibles des revenus fonciers si l'immeuble
les concernant est affecté à l'habitation.
Si
l'immeuble est affecté à l'habitation mais qu'il dépend des régimes
Périssol et Besson, ils sont amortissables à raison de 10% pendant 10
ans.
Si
l'immeuble n'est pas affecté à l'habitation, ils ne sont pas
déductibles sauf s'ils sont destinés à faciliter l'accueil des
personnes handicapées dans les locaux professionnels ou commerciaux.
A
noter que les garages sont assimilés à des locaux d'habitation s'ils
sont la dépendance d'un immeuble d'habitation. Ainsi sont déductibles
des revenus fonciers les travaux de transformation de parkings en boxes
par la mise en place de cloisons, de portes métalliques et d'un système
d'éclairage.
Il en est de même des travaux d'asphaltage d'un trottoir attenant à un immeuble.
Les
travaux de reconstruction, qui ont pour effet d'apporter une
modification importante au gros œuvre de locaux existants (comme par
exemple la pose de nouveaux planchers ou nouvelles cloisons), et les
travaux d'agrandissement, qui ont pour effet d'accroître le volume ou
la surface habitable des locaux existants, ne sont pas déductibles des
revenus fonciers.
Il
existe une exception dans les cas où l'immeuble est affecté à
l'habitation et soumis aux régimes PÉRISSOL ou BESSON: les dépenses de
reconstruction et d'agrandissement sont amortissables à hauteur de 10%
pendant 4 ans et 2% pendant 20 ans pour l'amortissement Périssol et de
8% pendant 5 ans et 2,5% pendant 4,7 ou 10 ans pour l'amortissement
BESSON.
Depuis
l'année 2001, lorsque le montant de vos revenus fonciers n'excède pas
15 000€ ,vous relevez de plein droit du régime micro foncier) où du
(réel simplifié).
Dans ce cas, vous n'avez pas de déclaration annexe de revenus fonciers à remplir.
Vous
devez directement indiquer sur la déclaration 2042, le montant brut de
vos revenus fonciers, c'est-à-dire : les loyers perçus et
recettes qu'auraient pu produire les immeubles, autres que les
logements dont vous vous réservez la jouissance.
Cette
limite de 15 000€ est appréciée en tenant compte de la masse des
revenus bruts fonciers encaissés par le foyer fiscal hors TVA s'il y a
lieu.
Un
abattement forfaitaire de 40% sur le revenu brut déclaré
(représentatif de frais) sera automatiquement appliqué.
Aucun
ajustement prorata temporis n'est effectué pour l'appréciation du seuil
l'année au cours de laquelle la location ou la jouissance du bien a
commencé ou cessé.
1- Exclusions :
Vous
ne pouvez pas relever du régime micro foncier si vous, ou l'un des
membres de votre foyer fiscal, êtes propriétaire d'un (ou plusieurs)
immeuble(s) donné(s) en location, qui bénéficie(nt) d'un régime
particulier : monuments historiques, immeubles possédés en
nue-propriété, immeubles situés en secteur sauvegardé ou en zone
franche urbaine, logements neufs au titre desquels est demandé le
bénéfice de la déduction forfaitaire de 35% ou de 25% ou de la
déduction de l'amortissement, parts de S.C.I non dotées de la
transparence fiscale, logements anciens bénéficiant de la déduction
forfaitaire de 60%.
2- Précisions par rapport au régime antérieur :
Les
options pour le régime micro foncier exercées pour les revenus 1999 ou
2000 deviennent caduques à compter de l'imposition des revenus 2001. Le
régime réel d'imposition devient un régime optionnel pour les
propriétaires placés dans le champ d'application du régime micro
foncier (option irrévocable pendant 5 ans dès lors que le régime du
micro foncier s'applique de plein droit durant cette période).
3- A titre transitoire :
Les
personnes relevant du régime micro foncier pour 2001 et qui auraient
opté pour le régime réel pour leurs revenus 2001 peuvent y renoncer
lors du dépôt de la déclaration des revenus de l'année 2002
(déclaration à déposer en 2003).
Le
choix du régime micro foncier est avantageux dans le cas
où les dépenses déductibles représentent
chaque année moins de 26%.
Si
les charges déductibles pour leur montant réel excèdent ce pourcentage,
il est préférable d'opter pour le régime réel d'imposition.
Par exemple :
un contribuable percevant 10.000 € annuels de revenus fonciers sera
imposé 6.000 € avec le micro foncier. Mais s'il réalise plus de 2.600 €
de travaux dans l'année, il a intérêt à opter pour le régime réel
d'imposition.
Option exercée pour trois ans:
Depuis
l'imposition des revenus de 2001, le régime micro foncier s'applique de
droit aux contribuables dont les recettes brutes annuelles n'excèdent
pas 15.000 € (C.G.I. art.32896).
A
noter que si le mode de calcul forfaitaire des charges dans le régime
micro foncier lui est défavorable, le propriétaire peut demander que
son revenu imposable soit déterminé dans les conditions de droit commun
des revenus fonciers.
L'option
pour ce régime réel d'imposition, est désormais exercée pour une
période irrévocable de trois ans au lieu de cinq ans (art.10). Cet
assouplissement s'applique à compter de l'imposition des revenus 2002.
Ainsi,
l'option pour le régime réel d'imposition est exercée pour une période
de trois ans lors du dépôt de la déclaration des revenus de la première
année au titre de laquelle elle s'applique. Irrévocable pendant cette
période de trois ans, l'option demeure valable tant que le contribuable
reste dans le champ d'application du régime micro foncier. Chaque
renouvellement vaut pour une période de trois ans.
L'option
exercée devient caduque pour l'imposition des revenus de l'année au
cours de laquelle les recettes brutes annuelles viennent à dépasser le
seuil de 15.000€ ou proviennent pour tout ou partie de biens exclus du
régime micro foncier.
Options concernées:
On
rappelle que les options pour le régime réel exercées au titre de
l'imposition des revenus 2001 ne sont en réalité pas irrévocables pour
une période de cinq ans.
En
effet, à titre transitoire, les contribuables sont autorisés, cette
année, à demander à être replacés sous le régime micro foncier pour
l'imposition des revenus 2002. Faute de revenir au régime micro foncier
pour la déclaration des revenus 2002 qu'ils souscriront dans les
premiers mois 2003, l'option qu'ils ont exercée en 2002 au titre de
l'imposition des revenus de 2001 sera irrévocable pour une période de
cinq ans.