Dans le cadre d'un démembrement, la propriété est séparée en deux parties distinctes:
La nue-propriété
L'usufruit
Celui qui détient l'usufruit est désigné usufruitier et le propriétaire de la nue-propriété devient le nu-propriétaire.
Dans le cas d'un démembrement de propriété immobilière, si des travaux sont entrepris, les avantages fiscaux dont bénéficie le nu-propriétaire sont particulièrement attractifs.
Avantage fiscal:
Si
l'immeuble est donné en location, l'usufruitier est imposable dans le
cadre des revenus fonciers pour les loyers qu'il perçoit.
Le
nu-propriétaire, s'il supporte les charges de grosses réparations, peut
les déduire de son revenu global, si ces dépenses excèdent le montant
de ses revenus fonciers.
Obligations:
Pour
que le nu-propriétaire bénéficie de cette déduction sur son revenu
global, le démembrement doit résulter d'une succession ou d'une
donation entre parents, jusqu'au 4 ème degré inclus, et concerner un
immeuble bâti ou non.
Le démembrement sur des titres de société est exclu.
L'usufruit
peut être viager, le démembrement s'éteint au
décès de l'usufruitier. Il peut être aussi
contractuel.
Dans
tous les cas, lorsque le nu-propriétaire récupère la pleine propriété
du bien, aucun droit d'enregistrement n'est dû, que le démembrement
provienne d'une donation ou d'un contrat.
Déclaration fiscale :
Le
nu-propriétaire remplit la déclaration n° 2044 (revenus fonciers) en
indiquant les travaux réalisés et en joignant l'état détaillé des
travaux avec les factures, ainsi que le nom et l'adresse de
l'usufruitier.
L'usufruitier également s'il touche des revenus locatifs, avec en annexe le nom et l'adresse du locataire.