Le patrimoine des Non-résidents Revenus de source française et habitations détenues en France
Même
si votre domicile fiscal est hors de France, sachez que, vous êtes
imposables en France si vous avez des revenus de source française ou si
vous disposez d'une ou plusieurs habitations en France. Ce principe
s'applique sous réserve de dispositions contraires contenues dans les
conventions fiscales.
1. Caractéristiques du domicile fiscal
Étendue de l'obligation fiscale
Les
personnes qui n'ont pas leur domicile fiscal en France sont passibles
de l'impôt sur le revenu en raison de leurs seuls revenus de source
française.
Lorsque les revenus imposables en France subissent
également une imposition en vertu de la fiscalité d'un autre État, la
double imposition est évitée par les conventions fiscales
internationales conclues entre les différents pays
Critères de la domiciliation fiscale
Sont
considérées comme domiciliées fiscalement en
France, les personnes physiques, quelle que soit leur
nationalité :
qui ont en France leur foyer (lieu où la personne habite normalement, avec ou sans sa famille)
qui
ont en France le lieu de leur séjour principal (séjour de plus de 6
mois ou séjour plus important en comparaison avec d'autres séjours dans
d'autres pays) ;
qui exercent en France leur activité
professionnelle principale (critère du temps passé en France si
l'activité est aussi exercée à l'étranger) ;
qui ont en
France le centre de leurs intérêts économiques, c'est-à-dire qui ont en
France leurs principaux investissements productifs de revenus (par
exemple : valeurs mobilières, immobiliers…)
2. La fiscalité des non résidents
En l'absence de conventions fiscales internationales : revenus imposables
Ne sont imposables que sur les revenus de source française :
les revenus d'immeuble sis en France ou de droits relatifs à ces immeubles ;
les revenus de valeurs mobilières et de tous autres capitaux mobiliers situés en France ;
les revenus d'exploitations agricoles, industrielles, commerciales ou artisanales sises en France ;
les revenus d'activités professionnelles, salariées ou non, exercées en France ;
les plus-values relatives à des fonds de commerce ou des immeubles situés en France ;
les
plus-values de cession de participations supérieures à 25 %, résultant
de la cession de droits afférents à des sociétés ayant leur siège en
France ;
les sommes correspondant à des prestations artistiques ou sportives, fournies ou utilisées en France.
les
revenus versés par un débiteur qui a son domicile en France tels les
pensions et rentes viagères, les droits d'auteurs et produits de la
propriété industrielle et commerciale…
En l'absence de conventions fiscales internationales : calcul de l'impôt
L'impôt
sur le revenu est calculé en appliquant à la base d'imposition le
barème progressif et le système du quotient familial. L'impôt ainsi
calculé ne peut être inférieur à 25 % du revenu net imposable (à moins
que le contribuable ne justifie que le taux moyen qui résulterait en
France de l'ensemble de ses revenus de sources française et étrangère
serait inférieur à ce taux minimum ; auquel cas ce sera ce taux moyen
qui sera retenu pour le calcul de l'impôt exigible sur les seuls
revenus de source française). De plus, les personnes qui disposent
en France d'une ou plusieurs habitations, sont soumises au titre de
l'impôt sur le revenu, à une taxation forfaitaire minimale basée sur
trois fois la valeur locative de cette ou des ces habitations.
Cette
taxation ne s'applique pas, l'année du transfert du domicile fiscal
hors de France et les deux années suivantes, aux contribuables de
nationalité française dont le domicile était situé en France pendant
les quatre années précédant celle du transfert et qui s'expatrient à
l'étranger pour des raisons professionnelles.
La taxation ne
s'applique pas non plus aux contribuables dont les revenus de source
française sont supérieurs à la base forfaitaire.
Afin d'éviter
les risques de non-recouvrement, certains revenus de source française
font l'objet d'une retenue à la source ou d'un prélèvement dont les
taux varient selon les catégories de revenus. Certains de ces
prélèvements ou revenus présentent un caractère définitif en ce sens
qu'ils sont libératoires de l’ IR, d'autres en revanche ne constituent
qu'un simple acompte (la retenue déjà supportée s'impute alors sur le
montant de cet impôt).
En présence d'une convention internationale
Les
règles de fiscalité de chaque pays étant différentes, les personnes
liées à plusieurs pays risquaient de voir certains revenus imposés deux
fois ; la France a donc signé avec un grand nombre de pays des
conventions fiscales internationales visant à éliminer une des deux
impositions en attribuant le droit d'imposer à un seul des pays. Ainsi,
lorsque qu'une personne est considérée par deux pays comme fiscalement
domiciliée sur le territoire de chacun d'eux, la convention vient
attribuer le domicile fiscal de cette personne à l'un des pays, en
fonction de ses propres critères de domiciliation.
La personne
considérée comme non domiciliée fiscalement en France au sens de la
convention, reste normalement soumise, selon le droit français, à une
imposition en France sur ses revenus de source française. Dans cette
situation, la convention a également pour objectif de répartir, entre
la France et le pays de la résidence, le droit d'imposer les revenus et
les biens de la personne selon leur origine ou leur lieu de situation.
Lorsque
le droit d'imposer est donné à l'état de la résidence, la convention
prévoit souvent la possibilité pour l'état de la source de taxer les
revenus sous forme de retenue à la source. Un crédit d'impôt d'un
montant égal à la retenue sera alors attribué au contribuable afin
d'éviter la double imposition.
Les conventions fiscales
internationales les plus courantes règlent les conflits d'imposition
relatifs à l'impôt sur le revenu. D'autres, plus rares, viennent régler
les conflits d'imposition relatifs à l’ I.S.F ou aux droits de
successions et de donations.
Il est donc important, dans chaque
situation, de vérifier auprès de la convention fiscale, le lieu
d'imposition des différents revenus d'une personne afin d'éviter tout
risque de double imposition.
3. Le transfert de domicile
Modalités
Les
personnes qui souhaitent s'expatrier à l'étranger doivent, avant leur
départ, obtenir un quitus fiscal (bordereau de situation fiscale) qui
attestera qu'elles sont en règle dans ce domaine au moment de leur
départ.
Ces personnes doivent ainsi souscrire et déposer
auprès de leur centre des impôts habituel une déclaration provisoire de
leurs revenus (formulaire 2042) dans les 30 jours qui précèdent le
transfert de leur domicile fiscal.
Cette déclaration porte
sur les revenus perçus entre le 1 er janvier et la date du départ. Les
personnes concernées acquitteront leur impôt provisoire établi au vu
des éléments déclarés, lequel leur permet d'obtenir le quitus.
L'année
suivant leur départ, les personnes recevront un avis d'imposition leur
demandant le règlement définitif de l'impôt, calculé en fonction de
l'impôt provisoire déjà acquitté.
Incidence sur le P.E.A
Lorsque
vous n'êtes plus fiscalement domicilié en France, vous ne pouvez plus
détenir de P.E.A, par exemple. Faites le point sur votre situation
bancaire avant de partir. A savoir Non résidents : vous devez déclarer vos revenus auprès du Centre des impôts des non-résidents. 9, rue d’Uzès TSA 39203 75094 PARIS Cedex 02. Téléphone standard : 01 44 76 18 00 ou 33 1 44 76 18 00 de l'étranger Cellule renseignements : 01 44 76 19 00 ou 33 1 44 76 19 00 de l'étranger Télécopie : 01 44 76 19 90 ou 33 1 44 76 19 90 de l'étranger e-mail : cinr.paris@dgi.finances.gouv.fr